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Wanting something more

  • Trois de Sarah Lotz

     

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    Jeudi noir sur la planète. Ce jour-là, quatre avions de ligne s'écrasent aux quatre coins du globe. Troublante coïncidence, d'autant que sur trois des quatre sites de la catastrophe, les secouristes découvrent un rescapé. Chaque fois, il s'agit d'un enfant et chaque fois, sa survie tient du miracle.

    La presse internationale s'empare de l'événement, il n'est bientôt plus question que des " Trois " et les spéculations à leur sujet vont bon train. Certains fanatiques religieux voient même en eux l'incarnation des cavaliers de l'Apocalypse, à ce détail près qu'ils devraient être quatre... Y aurait-il un autre survivant ?

    Dans le même temps, les familles qui ont recueilli les enfants sont confrontées à des événements étranges. Alors, qui sont au juste ces enfants ? Et que veulent-ils ?

    Un thriller glaçant mené de main de maître par une jeune auteure virtuose.

     Que dire de ce livre ? Il peut être à la fois une bonne surprise et une grosse déception.

     Une grosse déception ? En effet, ce livre n’est pas le « thriller glaçant » que le lecteur était en droit d’attendre. Le rythme est lent, brouillon (bien qu’un brouillon étudié) et l’on passe un moment à se demander où l’auteur veut en venir.

    Il n’y a ici aucune action à proprement dite. Il s’agit moins d’un roman qu’une étude. A partir d’un fait, le crash simultané de quatre avions de lignes et la survie miraculeuse de trois enfants, l’auteur nous démontre comment à l’heure de l’information à outrance, des réseaux sociaux, la peur parvient à se propager créant ainsi une réaction en chaine ayant des conséquences terribles. Les diverses réactions, le fanatisme conduisent à un véritable désastre. Cela fait froid dans le dos d’autant que l’on se dit que les crashs à part, tout cela n’est pas si fantaisiste.

    Et si le livre se lit, s’apprécie, il manque cruellement de rythme, la fin est ratée. Il laisse globalement une impression en demi-teinte. 

  • Angelfall de Susan Ee

     

    angelfall,-tome-1---penryn-et-la-fin-du-monde-393018-250-400.jpgLe monde court à sa perte. Depuis six semaines, les anges attaquent les humains et ont entrepris de détruire la civilisation. Alors que Penryn tente de prendre soin de sa petite sœur, Paige, handicapée, et de sa mère, paranoïaque et schizophrène, elle assiste à une scène terrible : un ange, Raffe, se fait couper les ailes devant elle par d’autres de son espèce. Penryn se fait repérer et les anges kidnappent sa petite sœur. L’ange blessé est laissé pour mort. Penryn décide de lui venir en aide, car il est le seul à pouvoir révéler l’endroit où ils ont emmené Paige....

    Angelfall n’est pas un Young adult comme les autres. De par sa noirceur et sa violence, il n’est d’ailleurs pas à mettre entre toutes les mains.

    Les anges ont attaqué la Terre et l’ont "colonisée", les humains survivent. Parmi eux, on découvre Penryn, une ado qui a la charge de sa soeur handicapée et sa mère cinglée. Un jour, elles assistent à une étrange scène, des anges ont acculé l’un d’entre eux et lui coupent les ailes. Malheureusement, Penryn et sa famille sont repérés et les anges enlèvent sa soeur. Formant un pacte avec l’ange sans ailes, Raffe, elle part à la recherche de celle-ci.

    C’est un roman lourd et pourtant qui se lit très facilement que nous sert l’auteur. Le récit n’épargne pas le lecteur. Penryn et Raffe naviguent dans un monde post-apocalyptique où il ne fait pas bon d’être à l’extérieur la nuit tombée. La violence fait rage, les humains ont faim, il faut se battre pour survivre. Il n’est fait ici aucune place à la mièvrerie. C’est un récit de guerre. On suit nos héros dans leur road trip la peur au ventre, il y a peu de temps mort. Chaque rebondissement est suivi d’un autre. Le tout servi par l’écriture énergique de l’auteur.

    Au final, on ressort éprouvé par la lecture mais dans le bon sens. L’auteur sait éviter la sempiternelle histoire d’amour interdite (que l’on sent poindre malgré tout) et crée une mythologie inédite où les anges loin d’être les protecteurs de l’humanité en sont les destructeurs. Pour qui, pourquoi ? Rien ne nous est dévoilé. Il va nous falloir attendre la suite pour le savoir.

  • Neanderthal Marries Human de Penny Reid

     

    670812281.jpgThere are three things you should know about Quinn Sullivan : 1) He is madly in love with Janie Morris, 2) He’s not above playing dirty to get what (or who) he wants, and 3) He doesn’t know how to knit. After just five months of dating Janie, Quinn—former Wendell and unapologetic autocrat—is ready to propose marriage. In fact, he’s more than ready. If it were up to Quinn, he would efficiently propose, marry, and beget Janie with child all in the same day—thereby avoiding the drama and angst that accompanies the four stages of pre-matrimony : engagement, meeting the parents, bachelor/bachelorette party, and overblown, superfluous wedding day traditions. But Janie, much to Quinn’s dismay, tosses a wrench in his efficacious endeavors and challenges him to prove his devotion by going through the matrimonial motions, no matter how minute and mundane. Will Quinn last until the wedding day ? Or will he yield to his tyrant impulses ? Regardless, one thing is for certain, Quinn Sullivan will have to learn to expect the Spanish Inquisition (i.e. the unexpected) if he plans to have and keep Janie Morris as his wife.

    Chose promise, Penny Reid revient avec Quinn et Janie et ce qui ne devait être une nouvelle, 1.5, relatant le mariage de nos héros, devient un vrai roman.

    Petit rappel, nous avons rencontré Janie alors qu’elle venait de perdre son fiancé et son job et été « secourue « par Quinn. Nous avions été séduites par le côté « wikipédia » de Janie. Certes, sa façon de tout analyser et de parler encyclopédique lui donne certes un petit côté bizarre qui la rend attachante. Face à elle, Quinn est grand, fort … et grognon ! Ils forment un couple atypique mais charmant.

    Dans ce livre, Quinn demande Janie en mariage (et quelle demande !!). Malheureusement, la réponse de sa belle n’est pas tout à fait celle escomptée et lui qui souhaitait un mariage rapide en petit comité, voir une escapade, est embarqué dans l’organisation d’un grand mariage. Pourquoi ? Parce que Janie veut les confronter aux tracas et autres gros problèmes liés à l’organisation d’une grande cérémonie afin de voir s’ils sont capables d’affronter ensemble les ennuis. L’idée n’est pas dénuée de bon sens si l’on considère qu’ils sont toujours dans l’euphorie d’un début d’histoire.

    S’en suivent alors des scènes parfois drôles (ah Vegas), grotesques et touchantes. Car le point fort de Penny Reid est de savoir saupoudre son récit un rien farfelu d’une dose d’émotions. Et l’amitié est toujours au rendez-vous (ce qui est peut-être le meilleur de cette série).

    Au final, on est heureux de les avoir retrouvé tous les deux mais on est surtout tentée par les prochain ! Nous voulons tout savoir des amours des autres filles !!!

    Editeur : Caped Publishing ; Sortie le 24 juin 2014

  • La fille du temps de Josephine Tey

    Immobilisé sur son lit d'hôpital, l'inspecteur Grant, le plus fin limier de Scotland Yard, s'ennuie ferme. Pour se distraire, il passe au crible de son œil criminologiquement très exercé des portraits de personnages historiques. Parmi eux, un visage lui inspire sympathie et déférence.Il s'agit pourtant de l'épouvantable Richard III, roi d'Angleterre, parvenu au trône grâce à l'assassinat de ses neveux, les enfants d'Edouard. Aidé par une amie et par un étudiant américain, Brent Carradine, Grant va tenter de reconstituer minutieusement ce qui s'est exactement passé au XVe siècle, et réhabiliter celui que Shakespeare dépeignit comme le plus abject des scélérats. À travers l'Histoire s'amorce ainsi une quête de la vérité qui forme l'une des enquêtes les plus originales de la littérature policière.

    A l’heure où les Tudor sont à la mode grâce notamment à la télévision ou le cinéma, ce roman fait la part belle aux Lancaster et autres York et notamment Richard III.

    Connu de tous comme bossu, handicapé et assoiffé de pouvoir n’ayant eu aucun scrupule à faire assassiner ses neveux pour accéder au trône, Richard III fut au coeur des évènements qui conduirent à l’avénement d’Henry VII et la dynastie des Tudor.

    Mais si Shakespeare a dépeint le personnage d’une façon telle qu’il devient sous sa plume un monstre sanguinnaire, il existe une partie de l’opinion et des historiens qui contestent ce portrait et cherchent à réhabiliter le roi. C’est d’ailleurs le sujet du roman La fille du temps de Josephine Tey

    L’enquête est passionnante sans être lourde ou incompréhensible. Au contraire, d’une certaine limpidité, elle permet, il est vrai de mieux appréhender la guerre des deux roses. Maintenant, la théorie est clairement partisane mais reproche-t-on à Shakespeare d’avoir pris l’autre partie ? De plus, elle pose certaines questions liées aux raisons qui auraient poussé les Tudor a salir la mémoire de Richard.

  • Monster in My Closet, de R.L. Naquin

    Tout d'abord un merci à Pando dont le nez a été très fin sur ce coup!!

    arton8734.jpg  I stopped believing in monsters long ago. But I knew I wasn’t imagining things when I found one in my kitchen baking muffins. I’d seen him before : lurking in my closet, scaring the crap out of my five-year-old self. Turns out that was a misunderstanding, and now Maurice needs a place to stay. How could I say no ? After all, I’ve always been a magnet for the emotionally needy, and not just in my work as a wedding planner. Being able to sense the feelings of others can be a major pain. Don’t get me wrong, I like helping people—and non-people. But this ability has turned me into a gourmet feast for an incubus, a demon that feeds off emotional energy. Now, brides are dropping dead all over town, and my home has become a safe house for the supernatural. I must learn to focus my powers and defeat the demon before he snacks on another innocent woman and comes looking for the main course...

    Quel enfant n’a jamais vu de monstre dans son placard ? Rien de plus courant mais cela devient problématique lorsque cet enfant continue de le voir une fois passé la trentaine. C’est ce qui arrive à Zoey, une « wedding planer », lorsqu’un matin elle découvre le monstre du placard de son enfance dans sa cuisine. Maurice, puisque tel est son nom, est toujours resté non loin de la jeune femme mais en gardant ses distances. Mais aujourd’hui, il a besoin d’un toit et c’est tout naturellement qu’il est venu chez elle ? Pourquoi ? Parce qu’elle possède un don, celui de l’empathie et qu’elle est toujours prête à aider son prochain.

    Avec le retour de Maurice (un colocataire comme on en rêve toutes, très doué derrière les fourneaux) s’ouvre pour Zoey un nouveau monde... Un monde paranormal remplie de faës, de dragons et autres créatures. Si la plupart de ceux qu’elle rencontre sont inoffensifs et ne veulent que son aide, Zoey attire aussi l’attention d’un succube. Cet ignoble individu en veut à sa vie et va tout faire pour parvenir à ses fins.

    Ce roman, s’il n’est pas le récit du siècle, est une bulle de fraîcheur. Cela tient surtout à la personnalité avenante de Zoey. La jeune femme, bien qu’un peu perdue et perturbée, est une vraie gentille (dans le bon sens du terme) et n’hésite pas à venir en aide à son prochain qu’il soit humain ou non. Ici le but de l’histoire est d’installer l’intrigue de la série (qui compte déjà plusieurs tomes) et les personnages, de voir comment Zoey, une jeune orpheline va se recréer une famille, son scooby gang. Ici tout prête à sourire, du talent de cuisinier de Maurice aux cadeaux reçus par Zoey en remerciement pour son aide (ce sac !! quel sac !!) pour en arriver à l’herboriste gay fournisseur de tisane anti-migraine. Et une belle histoire ne serait pas totale sans l’arrivée d’un « love-interest » un rien particulier !

    Au final si la surprise ne se trouve pas dans l’intrigue quelque peu convenue et absolument pas originale, elle est totalement présente dans le ton enjoué du récit à l’opposé des intrigues paranormales dont on à l’habitude.